#lejouretlanuit

photographe Jérôme Imbert

Ce nouveau projet d’édition, une série de quatre
expositions, photographies argentiques noir et blanc des archives de Jérôme Imbert,
dès les années 70, donne à voir
ses sensibilités et racines dans la créativité dont il est issu.

Son père, artiste peintre, a mis son Leica entre ses mains lors de leurs
vacances dans les Alpes de Haute Provence dans le
château de Taillasse.

Chaque exposition est en lien thématique avec un extrait des
poésies de Guillaume Apollinaire, Calligrammes, Poèmes de la
paix et de la guerre (1913-1918).
L’œuvre saillante de ce poète français offre une lecture différente
alliant astucieusement images et mots et c’est justement
cette difference de lecture qui donne force à la lecture d’une photographie.

Les calligrammes, déstabilisants, rompent avec la
linéarité et offrent une stratégie de lecture. Les deux plans
texte/visuel dans les calligrammes côtoient les plans visuel/lecture
de la photographie et sont perçus d’une manière simultanée.

“ …d’abord on voit un dessin, comme un tableau, puis il faut le lire” (https://www.guillaume-apollinaire.fr/).
De même la photographie offre à l’observateur un parcours de lecture
similaire. D’abord on voit l’image et ensuite on la lis. Les ciels
sont noirs, tumultueux, le choix du cadrage intuitif,
le regard personnel multiplié par
les dynamiques qui régissent la prise de vue apporte la force.

Les expositions durant une année tentent de faire un lien
entre le regard du photographe et les poésies des Calligrammes.
Inspirés par les effets simultanés dans les calligrammes et
dans les photographies, chaque exposition au nom d’un extrait
d’une calligramme d’Apollinaire a été aussi une économie
de choix dans les oeuvres montrées.

Extraits des Calligrammes — Poèmes de la paix et de la guerre (1913 – 1918)
1. Ondes — Paysage — Voici la maison ou naissent les étoiles et le divinités
2. Ondes — Lettre-Océan
3. Etendards— Salut Monde
4. Case d’armons — Madeleine — Photographie tant attendu

à propos du photographe :
Jérôme Imbert, photographe français et Aixois, photographie
dans sa région natale depuis son plus jeune âge.
Sa photographie suit les evolutions techniques des récentes
années avec l’arrivée du numérique.
Sa photographie est influencée par l’ambiance d’une
famille d’artistes, son père étant professeur des
Beaux Arts d’Aix en Provence et sa mère artiste-peintre.

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