#lejour&lanuit

Ce nouveau projet d’édition, une série de quatre
expositions, argentiques noir et blanc des archives de Jérôme Imbert,
dès les années 70, donne à voir
ses sensibilités et racines dans la créativité dont il est issu.

Son père, artiste peintre, a mis son Leica entre ses mains lors de leurs

vacances dans les Alpes de Haute Provence dans le
 château de Taillasse,
et plus tard lui a fait connaitre
‘L’Herbe du diable et La petite fumée’
de Carlos Castaneda.
A la recherche d’une experience,
une conscience,
et une nouvelle perception du monde,
le Maroc sera la destination
de choix de ce jeune photographe
 avec deux amis.

La première exposition noir et blanc des photographies
de Jérôme Imbert est extraite d’un voyage réalisé en 1980 au
Maroc. Trois amis partent à l’aventure.  Appareil photo et 4L
sont les accessoires.

Chaque exposition est en lien thématique avec un extrait des
poésies de Guillaume Apollinaire, Calligrammes, Poèmes de la
paix et de la guerre (1913-1918).
L’oeuvre saillante de ce poète français offre une lecture différente
alliant astucieusement images et mots et c’est justement
cette difference de lecture qui donne force à la lecture d’une photographie.

Dans ces photos noir et blanc du Maroc, on cherche un signe, 
un sens, une gloire dans les ciels chargés. 
Est ce que ces images initient un discours de
jeunes ou de la photographie même?

La photographie du Moyen Atlas prise entre l’age jeune et adulte
de ce photographe évoque les lignes de Collines
“Par ou l’esprit rejoint la songe” (GA, Calligrammes)
et ouvre la voie de Liberté pour le
photographe d’être aussi poète.

Les calligrammes, déstabilisants, rompent avec la
linéarité et offrent une stratégie de lecture. Les deux plans
texte/visuel dans les calligrammes côtoient les plans visuel/lecture
de la photographie et sont perçus d’une manière simultanée.

D’abord on voit un dessin, comme un tableau, puis il faut le lire,
de même la photographie offre au spectateur un parcours de lecture
similaire. D’abord on voit l’image et ensuite on la lis. Les ciels
sont noirs, tumultueux, le choix du cadrage intuitif,
le regard personnel multiplié par
les dynamiques qui régissent la prise de vue apporte la force.

Les expositions durant une année ont tenté de faire un lien
entre le regard du photographe et les poésies des Calligrammes.
Inspirés par les effets simultanés dans les calligrammes et
dans les photographies, chaque exposition au nom d’un extrait
d’une calligramme d’Apollinaire a été aussi une économie
de choix dans les oeuvres montrées.

à propos du photographe :
Jérôme Imbert, photographe français et Aixois, photographie
dans sa région natale depuis son plus jeune âge.
Sa photographie suit les evolutions techniques des récentes
années avec l’arrivée du numérique.
Sa photographie est influencée par l’ambiance d’une
famille d’artistes, son père étant professeur des
Beaux Arts d’Aix en Provence et sa mère artiste-peintre.

Extraits des Calligrammes — Poèmes de la paix et de la guerre (1913 – 1918)
1. Ondes — Paysage — Voici la maison ou naissent les étoiles et le divinités
2. Ondes — Lettre-Océan
3. Etendards— Salut Monde
4. Case d’armons — Madeleine — Photographie tant attendu

VOICI LA MAISON OÙ NAISSENT LES ÉTOILES ET LES DIVINITÉS

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